Rédigé à 23:30 dans Musique, Voyages | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
Lundi: Visite trimestrielle chez le médecin, histoire de vérifier si l'hypertension est toujours bien maîtrisée. Il est content, moi aussi. Il trouve que mon pantalon aurait besoin de bretelles et me fait monter sur la balance. J'ai effectivement perdu un ou deux kilos mais je ne lui dis pas que le tissu de ce pantalon se distend au fur et à mesure que je le porte. J'ai ma fierté. Il nous recommande, à moi et à l'Homme, de faire le vaccin contre la grippe. C'est la première fois qu'on me dit ça. Signe du temps qui passe. Je fais la moue...
Mardi: C'est la fin de l'été et la chute des pommes. On a ramené ce weekend deux caisses de petites reinettes bien rouges et ce n'est que le début. On compote à qui mieux mieux. Anaïs et Simon viennent manger ce soir et je m'en réjouis. On passe une charmante soirée à quatre, Quentin retenu chez des copains.
Mercredi: Elle m'a dit qu'elle ne serait plus là dans quelques mois, voire quelques semaines. Elle m'a délégué la tâche d'informer les autres sorcières bien-aimées. J'ai tourné les mots pour le dire, sept fois dans ma tête avant d'accoucher d'un e-mail froid et clinique, dont j'essaie d'éliminer tout pathos mais entre les lignes duquel les trois chéries auront lu toute l'émotion que j'essaie d'endiguer. Elles sont toutes les trois atterrées et désemparées chacune à leur manière.
Jeudi: Journée riche en émotions diverses. Déjeuner avec l'Homme, son filleul et sa copine. La communication entre filleul et parrain est quasi inexistante mais l'affection est présente même si jamais manifestée. Et là, tout d'un coup, le filleul prend l'initiative d'un "allons déjeuner" et comme par magie, ils se parlent comme si cela leur avait toujours été totalement naturel et spontané et cette heure passe comme un enchantement. Nous passons, l'Homme et moi, le reste de l'après-midi avec elle, ma sorcière qui a pris son aller simple pour le paradis. Elle veut ranger ses papiers, mettre de l'ordre avant de partir et tout cela me semble si naturel. Je veux passer le plus de temps possible avec elle, engranger encore quelques petits bouts d'elle qui feront un chapelet de souvenirs intenses et qui ajouteront encore quelques perles au collier qu'elle a fait de moi. Mais je suis immensément triste et les quatre heures d'opéra qui ont suivi cette après-midi ont pris une couleur différente et la musique n'a jamais été aussi consolante que ce soir.
Vendredi: Maïté part ce matin pour le Japon et mon petit coeur se serre. C'est la première fois qu'un de mes enfants part si loin (sans nous). A son âge, "meno male". Mais voilà, on ne se refait pas. Profite mon grand bébé, enjoy Japan et reviens-moi la tête pleine d'images et l'appareil photo plein d'arguments pour convaincre ton père de m'y emmener aussi.
Samedi: Enfin un weekend sec qui s'annonce. On va pouvoir donner cette deuxième couche de peinture tant attendue par les volets de la maison là-bas. Avec les parents qui assurent l'intendance. Que du bonheur !
Dimanche: On est arrivés au bout et il ne reste plus que le portail à peindre. On repart le coffre plein d'une nouvelle cargaison de reinettes et on emmène maman voir Joan Baez en concert. Une grande dame septantenaire, exquisement classe et belle, à la voix toujours aussi extraordinaire. Elle l'a chanté hier mais cette semaine encore, plus que jamais, "gracias a la vida que me ha dado tanto...."
Rédigé à 14:02 dans C'est de saison, Cordon ombrellical, Country, Fa mi à do ré, Friends, Musique, nuages noirs | Lien permanent | Commentaires (4)
crédit dessin: http://toujoursrienaditmonsieurlouis.blogspot.be
Lundi: Tout moi est fatigué. Ma tête, mon corps, ma peau, mes cheveux. Onze mois que je n'ai plus pris de vacances et chaque année qui passe, je le sens un peu plus. Je n'ai plus d'énergie, je pleure pour un rien, je désespère de voir Quentin étudier fructueusement, je ne vois pas le bout du tunnel. Fatigue, donc.
Mardi: Pour une fois, j'ai quitté le bureau plus tôt et j'ai retrouvé mes deux filles chéries pour une petite heure de shopping. Un moment délicieux. Rien que nous trois, le temps de les renipper pour mon plus grand plaisir.
Mercredi: La session d'examens de Quentin n'en finit pas. 4 semaines de tension tant pour lui que pour nous pour finalement un résultat très peu gratifiant. Et on est là, à se demander où est l'erreur, qu'avons-nous raté dans notre approche aux études pour nos enfants. Avons-nous trop poussé, pas assez, trop peu encouragé à l'autonomie, trop aidé, trop pensé à leur place ? Impossible d'éviter ces questionnements lourds dans nos coeurs fatigués.
Jeudi: Fin de l'année scolaire. Anaïs a fait mouche, Quentin est sur la touche et Maïté s'est pris une douche. End of the story. Joker. No comments. Question suivante svp.
Vendredi: Ambiance bac à sable au bureau. Le matin, le Directeur envoie mon chef d'unité à une réunion à laquelle ce dernier n'a aucune envie d'aller. Il s'exécute mais l'après-midi, il boude et refuse de m'accompagner à la réunion bi-mensuelle qu'il a avec le Directeur et où je suis conviée invariablement depuis 8 ans. Je vais donc seule et à ma grande surprise, le Directeur refuse de tenir la réunion avec moi seule. Dans sa colère, il invoque le fait que ces réunions-là sont prévues avec les chefs d'unité. Ce n'est pas à moi qu'il en veut, je le sais, mais il n'empêche que je me vexe en mon for intérieur: Je suis quoi moi, une sous-fifre insignifiante ? Dans une autre vie monsieur, moi, j'étais Directeur, au moins sur mes cartes de visite. What's in a name, pauv' cloche ? Mais bon, je retourne chez mon chef à qui je transmets l'annulation de la réunion en l'absence de la "bonne personne". Et l'autre cloche de me demander: "Mais pourquoi tu ne m'as pas appelé ?". On est où là ?
Le soir, Tiken Jah Fakoly et Puggy à Couleur Café et un mojito m'ont consolée malgré la pluie.
Samedi: L'absence de Simon pendant toute cette semaine et celle de JD pour un long weekend m'ont offert le plaisir d'avoir mes filles un peu plus sous les yeux qu'en temps normal. Que du bonheur. Les circonstances ont fait qu'il n'a pas été possible de se retrouver à cinq le temps d'un repas ou l'autre mais toutes ces rencontres à géométrie variable ont été bien agréables et réconfortantes. Une fois n'est pas coutume, j'ai rempli (un peu) leur frigo et nous avons emmené Maïté au resto.
Dimanche: Journée tranquille avec chaque enfant à tour de rôle et puis plus qu'à nous deux en fin de journée. Un peu de cuisine, un peu de musique, un peu de repassage, un peu de foot, un peu de blog, un peu de tout....
Rédigé à 19:52 dans Cordon ombrellical, Moi, je, Musique | Lien permanent | Commentaires (5) | TrackBack (0)
Il a fêté ses 70 ans sur scène vendredi à Bruxelles. C'était beau et émouvant. Mais ce morceau-là était tout simplement magnifique.
Rédigé à 21:25 dans anniversaires, la vie des autres, Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (0)
Rédigé à 20:01 dans Musique | Lien permanent | Commentaires (7) | TrackBack (0)
Un mois d'absence presque. Mais où reste-t-elle ? Je me fais rare parce que je suis débordée. Débordée de petits plaisirs.
Après le weekend suisse, on a enchaîné les concerts, les pièces de théâtre et les moments précieux.
Au théâtre un de ces soirs :
Antigone d'Anouilh, mise en scène très moderne, pas mal du tout. Seul bémol, c'est le genre de pièces où forcément une bonne partie du public est adolescent, généralement obligé d'être là et peu concerné. C'est normal et de leur âge, ce n'est que bien plus tard que l'on y prend intérêt, voire goût. Mais du coup, ça dérange pas mal le public qui a mûri et qui écoute cette pièce très sérieusement.
Sur la grande toile:
Le premier film de Polanski, à la cinémathèque avec Maïté, "Le couteau dans l'eau" en V.O. et donc encore en polonais. Très spécial mais j'ai aimé. Même si ce que j'ai préféré c'est le passage où la seule femme du film chante.
Sur scène:
Six concerts:
Cécilia Bartoli qui, elle, chante comme personne. Elle est juste inimitable. Elle est chaleureuse, généreuse, théâtrale, drôle et une soirée avec elle tient presque de la soirée entre amis. Cette fois, c'est Mamy B. qui nous avait invités et qui avait également invité Mamy L. Elles ont passé la soirée ensemble, Mamy L. était ravie et j'ai entendu pour la première fois ma maman tutoyer ma belle-maman.
Dans la catégorie rock'n roll années 70, un concert de Status Quo à Paris avec l'Homme. Que des vieux comme nous mais ça déménageait bien. On est sortis de là, complètement sourds mais heureux. Sans compter que la journée, je l'avais passée avec Véro et que ces journées là sont toujours des petits bulles de bonheur dans ma "routine" (bon, d'accord, je ne devrais pas utiliser ce mot, je sais...)
Dans la catégorie rock'n roll années 60, notre traditionnelle virée à Anvers pour assister au concert des Golden Years. Chaque année, depuis plus de 20 ans, on rempile pour une nouvelle édition. Au programme cette fois: the Tremeloes, Peter Noone (vous savez "No milk today, my love has gone away"), Dave Berry, The Searchers, Chris Andrews, Chris Montez, Dozy, Beaky, Mick and Tich. Comme ça, ça ne vous dit peut-être rien mais c'est sûr vous connaissez tous au moins un morceau de chaque groupe. Testez sur YouTube ! Forcément, à force d'y aller chaque année depuis 20 ans, le poil se raréfie, le muscle se ramollit, tant sur scène que sur les gradins d'ailleurs mais côté scène, la voix n'a rien perdu et le coeur y est toujours.
Cette année encore une fois, retrouver Renaud Patigny, qui avait animé une partie de mes 50 ans. Un peu plus déçus que les autres fois peut-être mais sans doute l'année dernière nous avait par trop émerveillés.
Et puis la découverte de l'année: Charles Berling chante aussi. Ce spectacle était le deuxième d'un abonnement de six spectacles hétéroclites et la surprise était bien agréable. Non content de nous séduire entre charme et charisme, l'acteur écrit des chansons et les chante. C'est tout simplement très bon. A découvrir si le coeur vous en dit sur Internet. Il vendait son CD 10 € à la sortie et le dédicaçait de quelques fleurs et d'un sourire désarmant.
En fin dans la catégorie lyrique, La flûte enchantée de Wolfgang avec Mamy et la chauve-souris de Johan avec l'Homme. Deux plaisirs allemands différents mais tout aussi enchanteurs.
Un débat:
La présentation du livre "Debout l'Europe" de Guy Verhofstadt et Daniel Cohn-Bendit sous forme d'entretien avec deux journalistes belges et un journaliste français. Ces deux-là ont beau être controversés, ils ont l'art de soulever l'enthousiasme et de ranimer la flamme en cette Europe en laquelle nous croyons depuis toujours. Et ils donnent envie de se réveiller et de se lever.
Dans les musées:
Deux expos aussi, toutes deux à Paris, pendant ma petite escapade de deux jours. L'une avec Véro: "Cheveux chéris" au quai Branly . Le cheveu, élément de frivolité, de coquetteries, matériau humain à modeler, symbole de beauté, du temps qui passe, relique, talisman, objet magique, trophée. Le cheveu à tout crin, sous toutes ses formes.
L'autre avec l'Homme: une exposition consacrée à la veduta dont Canaletto et Guardi sont les peintres de prédilection. La veduta est un genre artistique du XVIIIème siècle qui rassemble des tableaux, grands ou petits, représentant principalement Venise, commandés par les jeunes fortunés de l'époque qui voyageaient à travers l'Europe et souhaitaient ramener chez eux l'équivalent grand format de nos cartes postales. Venise à toutes les sauces, fantaisistes ou réalistes, notre Venise présente partout partout dans ce magnifique hôtel de maître qu'est le musée Jacquemart-André. Trois heures de pur bonheur.
Et puis aussi, un anniversaire surprise organisé pour Joséphine, une soirée de Thanksgiving chez Hanka, un dîner chez C et P, un cours de cuisine "Grand Bluff" entre filles.
Le tout saupoudré hebdomadairement de badminton et de cours de portugais. Et un super stage de yoga un dimanche matin.
Alors voilà, je suis toujours là et je vais reprendre la souris bientôt. Parce que j'ai encore plein de choses à raconter, entre la St Nicolas des enfants, le discours de départ de ma chef à préparer, le repassage, le ménage, la cuisine et le boulot, il y aurait de quoi tenir la plume pendant des heures.
Un merci tout particulier à celles qui se sont gentiment inquiétées de mon silence inhabituel :-)
Rédigé à 22:57 dans Arte, Cinéma, Friends, Musique, Petites douceurs | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
On dit que l'Homme et moi, on danse bien. Le jour où j'arrive à cette perfection, on en reparlera. C'est tout simplement époustouflant.
Et je cherche une copine intéressée à nous accompagner.... :-)
Rédigé à 23:36 dans Musique | Lien permanent | Commentaires (8) | TrackBack (0)
Ca y est, la rentrée théâtrale, musicale, littéraire est aussi arrivée ! Cette année, pressentant la désertion probable du nid par les trois oisillons, j'ai un peu suralimenté le calendrier culturel. 4 abonnements de théâtre dont un avec Mamy L. et un avec les copains, 2 opéras en live et 2 opéras au cinéma et les concerts classiques avec Mamy B.
Et la première pièce de l'année ne nous aura pas déçus. La robe de Gulnara est une fable qui raconte l'histoire de milliers de réfugiés qui vivent entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan dans une enfilade de wagons désaffectés. La jolie Gulnara dépense toutes les économies de sa jeune vie pour s'offrir une robe de mariée, pour donner un peu de couleur et de fierté à ce mariage. Sa jeune soeur Mika essaye la robe en cachette et par inadvertance la tâche de goudron. Elle entamera alors une course à la réparation des dégâts et sera confrontée au meilleur et au pire de l'être humain. Tout y était pour séduire. Des comédiens incarnant avec brio deux ou trois personnages, un jeu subtil, une mise en scène originale, et bien sûr le thème des réfugiés qui me tient tant à coeur.
Le mercredi, faute de pouvoir jouer au badminton, Joséphine m'a emmenée à l'opéra. Songe d'une nuit d'été mis en musique par Mendelssohn. C'était tout simplement magique. Je ne m'attendais à rien en fait. Et puis, une narratrice hors pair - Dame Harriett - a déclamé le texte de Shakespeare avec une telle classe et une telle diction que cela m'a donné la chair de poule. L'histoire ajoutait à la féérie.
Deux couples d'amoureux transis, une dispute entre le roi et la reine des fées, une potion magique et le mariage d'un prince, le tout dans une forêt étrange, le temps d'une nuit d'été ensorcelante qui ressemble à un rêve.
Le tout mis en musique par Mendelssohn de manière tout aussi féérique et la découverte toute surprise que la Marche Nuptiale - qu'on nous rabâche à plein de mariages - fait partie de cette oeuvre.
Un joli début pour les sorties.
Rédigé à 23:25 dans Arte, Musique | Lien permanent | Commentaires (5) | TrackBack (0)
Et me voilà de retour depuis 15 jours déjà. Un retour en douceur, sans travailler pendant une semaine encore, le temps de faire tourner les lessives (ah, le plaisir de ne rien repasser pendant 3 semaines !), de remplir le frigo, de ranger un peu la maison.
On a passé le dernier weekend au vert, histoire de retrouver les parents et de se relaxer une dernière fois avant de reprendre le collier. La relaxation a malheureusement été largement entravée par une vilaine crise de cholécystite qui m'a laissée plutôt K.O.
La reprise du boulot s'est faite sans trop de heurts pour une fois, l'accueil plus sympa que d'habitude - on ne m'a pas saluée en disant : "Ne pars plus jamais si longtemps !". Reprise en douceur donc malgré les 400 mails en attente.
La moins bonne nouvelle après la visite de contrôle chez le médecin, c'est l'inéluctabilité de la soustraction de ces vilains calculs par une opération sous anesthésie générale. J'ai bien essayé d'y remédier autrement mais il devient de plus en plus évident que je ne pourrai m'y soustraire. Je vais donc passer sur le boulier billard début septembre.
En attendant, je traque le gras pour éviter toute nouvelle crise. On a même fêté l'anniversaire de Mamy L. autour d'un plateau de fromages sans que j'y touche et sans que personne ne s'en rende compte. Un exploit ! A croire qu'ils ont pensé que je cachais mon reblochon sous la salade !
Pour terminer ces deux premières semaines d'août en beauté, un concert absolument magique, Leonard Cohen à Gand en plein air. Un moment de grâce. Trois heures et demie de concert à 77 balais, chapeau M. Cohen.
Rédigé à 22:12 dans Moi, je, Musique, Plein quotidien | Lien permanent | Commentaires (6) | TrackBack (0)
* Ne fuyez pas, doux instants de bonheur... (Le barbier de Séville de Rossini).
Toute une semaine de moments de bonheur les uns après les autres. Des moments de plaisir des sens, des moments de chaleur humaine, des moments de douceur de vivre.... Comment ne pas se réjouir à chaque instant d'être en vie, en bonne santé, tout comme ceux qui nous entourent, comment ne pas profiter pleinement de tout ce qui nous est offert ?
Samedi: Je vais m'acheter une paire de chaussures (enfin deux), toujours les mêmes mais dans d'autres couleurs, dans ce magasin qui vend tout au long de l'année les mêmes chaussures tellement confortables qu'une fois essayées, elles sont adoptées et qu'il devient difficile d'acheter autre chose. J'en suis à ma sixième paire. Toutefois, la dernière paire s'est mise à bailler à la semelle après peu de temps. La propriétaire de la boutique, d'habitude plutôt peu aimable, s'est montrée charmante et m'a offert de remplacer la paire fatiguée et défectueuse par une paire identique toute neuve. Elle a fait ma journée....
Dimanche: Parmi les livres de la tournée de 12 livres que l'on se partage à 12 en un an, j'ai reçu pour le mois de mai la biographie de Marie Laurencin. Et j'attends chaque jour avec impatience le moment du coucher où je vais retrouver pour quelques instants la butte Montmartre, le Bateau-Lavoir et le Lapin Agile avec Marie, Guillaume, Pablo, Fernande, le Douanier, Gertrude et Alice, tous ces jeunes fous qui vivaient de rien, de couleurs et de fêtes et qui me fascinent aujourd'hui. Parmi les multiples époques où j'aurais aimé vivre, je pense que ce Paris-là m'aurait infiniment séduite.
Lundi: L'arbre qui se trouve devant l'entrée du bureau où je travaille est sublime. Il est entré dans le printemps tout en bourgeons roses qui se sont ensuite épanouis en magnifiques fleurs blanches. Il verdit lentement jour après jour. Il est tout simplement splendide. Il me fascine et si j'avais le temps je m'arrêterais chaque jour un instant pour l'admirer plus longuement.
Mardi: Réjouissances festives entre amis pour célébrer l'anniversaire de l'Homme autour d'une table malgache. Une cuisine divine, tout en saveurs et parfums. Le ravitoto, plat traditionnel national est un pur régal: une cassolette de porc longtemps mijotée aux feuilles de manioc pilées et au gingembre accompagnée de riz parfumé au coco et d'une salade de tomates à la coriandre et au kumbava. Un vrai délice. Le tout arrosé au rhum, arrangé ou non. Et cerise sur le gâteau, le couple qui a ouvert récemment ce tout premier restaurant malgache à Bruxelles est exquis de gentillesse, de sourires et d'attentions. Une soirée délicieuse.
Mercredi: Non contents de l'avoir entouré la veille, les amis lui ont offert des billets pour le concert organisé au Bozar pour célébrer les 90 ans de Toots Thielemans. Ce fabuleux artiste bruxellois nous a époustouflés. Deux heures ininterrompues de morceaux hyper connus mais revus au son de son harmonica légendaire. Deux heures sans même boire une goutte d'eau. Quel souffle ! Il aurait pu aisément éteindre ses 90 bougies ! Le public en délire lui a manifesté haut et fort son enthousiasme et son amour. L'émotion était vraiment palpable et nous, les filles, nous avons essuyé notre petite larme.
Jeudi: Toutes les semaines ne sont pas aussi chargées mais le rendez-vous était fixé depuis longtemps. Soirée à nous deux, cette fois. Deuxième séance cinéma-opéra de l'année et cette fois c'est Figaro qui nous a enchanté les oreilles. On m'aurait dit il y a 30 ans que j'adorerais ça, j'aurais été plus que sceptique et pourtant nous sommes tous les deux de plus en plus enthousiastes. Cette fois, le Barbier de Séville était retransmis du Teatro Regio de Parme, ce qui ajoutait un brin de nostalgie à l'événement, pour moi, la Parmiggiana d'une année. Morceaux archi-connus ou moins connus, prestation enjouée, trois heures de plaisir non dissimulé.
Je ne voudrais pas avoir l'air d'un papillon écervelé, je sais qu'autour de moi, proches et moins proches vivent une souffrance, que ce soit une maladie soudaine, un divorce difficile, un deuil violent ou les effets sournois de la crise. Je vois les montées d'extrêmes un peu partout, la peur qui grandit. Je ne suis ni hermétique ni aveugle. J'apporte ce que je peux, même si c'est si peu, dans le réconfort. Mais je ne peux pas m'empêcher de souligner ici, dans la bulle qui m'appartient, les moments de plaisir que l'on peut trouver un peu partout.
Rédigé à 10:52 dans Friends, Gastronomie, Livres, Moi, je, Musique, Petites douceurs | Lien permanent | Commentaires (4) | TrackBack (0)