Voilà deux semaines que je grommelle en mon moi-même. Je suis de mauvaise humeur interne. C'est une des raisons de mon absence de ce blog, bien plus longue qu'à mon habitude. Au contraire des grands artistes romantiques qui ne trouvent l'inspiration que dans la peine, moi j'ai besoin d'avoir un minimum de pêche pour écrire.
Et là, rien, je boude. Pour des queues de cerise d'accord mais je n'arrive pas à croquer la pomme. La montée de la sève du printemps ne me réussit pas. Et pourtant TOUT va bien. Mais:
- je m'ennuie. Je sais que je passe pour la reine des busy bees. Je viens d'avoir mon rapport d'évaluation 2010 et une des appréciations majeures que je reçois est la quantité phénoménale de travail que j'abats. Mais qu'est-ce qu'elle aurait dit il y a 5 ans ? Moi je trouve que j'ai sérieusement levé le pied. J'essaye d'aller au yoga, au Pilates, si je n'y vais pas c'est que je travaille, je suis des tables de conversation en grec tous les mardis. Je suis tout le temps occupée, je lis trois livres en même temps, on va au théâtre une semaine sur deux, au badminton toutes les semaines, on remplit le frigo, on le vide (ben oui, ça prend du temps), on trie, on lave, on repasse. Etc, etc... Mais je m'ennuie. Est-ce normal docteur ? Je sens bien que j'ai besoin d'autres projets mais rien ne bouge, rien ne me fait bouger.
- je dors un peu plus mais pas vraiment mieux. Cela n'arrange pas à mon humeur mi-figue mi-raisin.
- j'ai des petits bobos qui minent. Une espèce de tendinite à l'avant-bras qui m'empêche de soulever quoi que ce soit sans avoir mal. Et je ne parle pas de soulever 6 litres d'eau ou de lait mais simplement soulever mon sac (d'accord, ça vaut au moins 3 litres d'eau) ou sortir le linge de la machine à laver. Je devrais consulter mais pffffff.....
- l'Homme n'est pas du genre à faire dérider ma pauvre pomme, il est lui-même d'humeur assez citron. Il grince sur tout. Et ce n'est pas à son boulot qu'il se fend la poire.
- Et cerise sur le gâteau, voilà six semaines que je me fais suivre par une diététicienne et six semaines que rien ne bouge. C'est peut-être encore ce qui me démoralise le plus. J'aurais tout aussi bien pu me lancer dans un régime de bananes, l'effet eut été le même.
- je voudrais rester dans mon lit, la tête sous la couette, et ne plus voir personne. Mais évidemment, on n'hiberne pas au début du printemps.....
Et pendant ce temps-là, au Japon.... Je ferais mieux d'arrêter de marmonner....